0
Plateforme pour la culture / Lyon-région

Arty Farty 20ème

Vincent Carry et son équipe fêtent leur vingt ans. Pour l’occasion, ils organisent un week-end électro à l’Auditorium en mars prochain.

1,20 minute pour résumer 20 ans. Une courte vidéo où défilent des images de Nuits Sonores, les conférences European Lab, les soirées au Sucre, les services à La Piscine… «Arty Farty c’est avant tout une aventure humaine», souligne son fondateur Vincent Carry. Mais aussi une aventure entrepreneuriale. Cent salariés, 4 millions d’euros de budget. Et encore de nombreux projets, comme l’inauguration dans quelques mois de H7 et de l’Hôtel 71 pour «accompagner les projets culturels de demain».
Pour cet anniversaire, l’équipe a imaginé un week end festif. Et musical, évidemment. Trois jours, du 15 au 17 mars. Pour l’occasion, ils vont investir l’Auditorium de Lyon et transformer ce temple de la musique classique en club électro. Au programme, un dj set de l’Américain Rrose et de P.Moore, co-fondateur de Nuits Sonores. Le lendemain, ambiance queer avec Garçon Sauvage, et trois artistes habitués des Nuits, Job Jobse, L’homme Seul et Cornelius Doctor.
Deux temps forts : un concert de l’Orchestre National de Lyon et de Shiva Feshareki, «une créatrice de sculptures sonores». Pour mixer musique classique et musique expérimentale. Et la première mondiale d’Arnaud Rebotini qui va interpréter en direct la bande originale du film «120 battements par minute» pour laquelle il a d’ailleurs reçu un Oscar. Un concert accompagné par la projection de quelques images de ce long-métrage, coup de coeur du Festival de Cannes 2017.
Comme à son habitude, l’équipe d’Arty Farty va proposer plusieurs événements tout au long de ces journées : débat avec Agnès Gayraud sur les liens entre musique et engagement, nuit immersive avec une déambulation dans les couloirs de l’Auditorium proposée par Tracks, blind test de Nina et Simone, karaoké techno… Et Mini Sonores, des ateliers dédiés aux enfants.
Trois jours pour «réunir la famille». Avec un objectif clair : «Garder un ancrage local fort». Ce qui n’empêche pas Nuits Sonores et European Lab de s’exporter : Corée, Colombie, Belgique…
Pour conclure, Vincent Carry a tenu à rappeler que son association, créée en 1999, est «née à Lyon au coeur d’une décennie de lutte pour la reconnaissance des musiques électroniques et des cultures indépendantes». Et que malgré son flop de Bruxelles, il avait bien l’intention «d’attaquer les vingt prochaines années avec autant d’enthousiasme».

Illustration : Vincent Carry par Kanellos Cob