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Plateforme pour la culture / Lyon-région

Soixante oeuvres du peintre lyonnais Jacques Truphémus seront présentées au printemps prochain à Yerres dans la région parisienne. Une grande retrospective autour de six thématiques, baptisée «L’intimité révélée».

Jacques Truphémus révèle son intimité

«Ce sera l’occasion de suivre en continu le déroulement de sa carrière (…) et de lever le voile sur cet artiste aussi discret qu’inspiré», annonce Pierre-Nicolas Sainte Fare Garnot le commissaire de cette première retrospective Truphémus se déroulera du 25 mars au 9 juillet à la Maison Caillebotte dans l’Essonne. 
Soixante toiles déclinées autour de six thématiques : «Autoportraits» avec notamment une oeuvre impressionnante où il figure pinceaux en main toujours devant une toile vierge, «Scènes lyonnaises» qui privilégient une ambiance entre ombre et lumière sur les quais et dans les cafés, «Les Cévennes» où il passait tous ses étés en pleine nature jusqu’à cette année, «Natures mortes» avec des oeuvres très épurées mais très vivantes, «Aimée» sa femme disparue en 2000 qu’il ressuscite à travers des portraits amoureux et «Nouveautés» soulignant qu’à 95 ans, cet artiste continue à explorer ses intuitions. 
«Sa peinture est un voyage intérieur qui revient toujours à sa source», souligne le commissaire en rappelant que Truphémus est souvent apparenté à Bonnard et à l’école de Paris, «à cette grande tradition de la peinture française, faite de petits riens qui expriment une aspiration au bonheur». Mais cet ancien conservateur du Musée Jacquemart-André apporte aussitôt une nuance : «A bien regarder ses tableaux, on ressent qu’avec des moyens qui n’appartiennent qu’à lui, il excelle à rendre notre monde poétique».
Né en 1922 à Grenoble, Jacques Truphémus a commencé à peindre dès l’âge de 15 ans. Une vocation confirmée trois ans plus tard avec son entrée aux Beaux-Arts de Lyon, ville où il passera l’essentiel de sa vie. Et où il travaille toujours aujourd’hui dans son atelier du quartier d’Ainay. Après la guerre, cet artiste réputé pour être un travailleur infatigable va enchainer expositions et salons, qui seront couronnés par de nombreux prix et par une critique qui rend hommage à sa démarche originale et à son talent. Il se lie alors d’amitié avec des figures comme Cottavoz, Fusaro, Philibert-Charrin, Buffet… Mais il réalisera aussi plusieurs voyages qui marqueront son oeuvre, en Hollande, à Venise, en Bretagne mais surtout au Japon en 1970. Plusieurs musées ont acquis ses oeuvres : Annecy, Grenoble, Lyon, Genève mais aussi le musée Dini à Villefranche sur-Saône qui détient vingt cinq toiles du peintre lyonnais qui a choisi la galerie Claude Bernard à Paris pour exposer ses oeuvres. 
Un artiste que chacun peut aujourd’hui croiser à Lyon, au café Bellecour où il déjeune très souvent. Toujours seul. Mais lui même parle très bien de cette «solitude recherchée» qui est  une nécessité si on veut aller au-delà des apparences».

Du 25 mars au 9 juillet  2017 «Intimité révélée», rétrospective Jacques Truphémus à la Maison Caillebotte, 8, rue de Concy à Yerres, en Essonne. Tel. : 01 80 37 20 61