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Plateforme pour la culture / Lyon-région

Les immanquables de Loïc Graber

La culture a fait sa rentrée jeudi soir aux Subsistances. L’occasion pour l’adjoint au maire de lister les temps forts de cette saison.

«Mettre la culture au coeur de nos territoires». Echéance électorale oblige, c’est Gérard Collomb, le maire de Lyon et candidat à la présidence de la Métropole, qui a ouvert cette rentrée culturelle jeudi soir. 650 personnes réunies aux Subsistances, directeurs de salles, artistes… Après «deux ans d’absence», à «traiter d’autres sujets», Gérard Collomb a d’abord salué cette «belle tradition» mise en place par Georges Képénékian, devenue «un rendez-vous incontournable». Long discours pour expliquer «le rôle central de la culture» qui «permet de faire société» et «confère à une ville sa dimension internationale». Il a rappelé que, dès son arrivée à la mairie de Lyon, il avait «consacré une part importante du budget à la culture», en étant «soucieux du grand patrimoine», mais aussi «attentif aux nouvelles formes d’expressions artistiques». Il a ensuite cité les grands événements qui font rayonner sa ville : Biennale d’Art Contemporain, Nuits Sonores, Assises Internationales du Roman, Lyon BD… «L’excellence à la portée de tous», indispensable dans un monde «en perte de repères». Il a conclu en citant Malraux : «La culture c’est ce qui répond à l’homme quand il se demande ce qu’il fait sur terre».

Puis il a passé la parole à son adjoint, Loïc Graber, qui a démarré par une pirouette : «En période électorale on ne peut pas dire grand chose…». Mais il a quand même tenu à saluer «le renouvellement des directeurs et directrices d’une dizaine d’institutions culturelles», signe d’une volonté de «rajeunissement», de «parité» et de recherche de «nouveaux modèles». L’arrivée de Pierre-Yves Lenoir aux Célestins, Stéphane Malfettes aux Subsistances, Isabelle Bertolotti au Musée d’Art Contemporain, Nikolaj Szeps-Znaider qui prend la direction de l’Orchestre National de Lyon, Eric Massé et Angélique Clairant au Point du Jour, Lucie Campos à la Villa Gillet, Estelle Pagès à l’Ecole Nationale Supérieur des Beaux-Arts… Reste un autre «challenge» : trouver le remplaçant de Serge Dorny qui part pour l’Opéra de Munich. 

Il a ensuite cité les temps forts de cette saison 2019-20. Dont «Les noces de Figaro» création mondiale mise en scène par Olivier Assayas à l’Opéra de Lyon, le show anniversaire pour les 20 ans des Pockemon Crew, le concert hommage à Hubert Mounier et à l’Affaire Louis Trio au Transbordeur, l’expo «Vinyle Mania» au Musée de l’Imprimerie, l’hommage à Tony Garnier «grand architecte humaniste lyonnais», «Portraits de Lyon» à Gadagne « première salle du nouveau parcours permanent» avec une maquette géante et interactive de la ville… Sans oublier, bien évidemment, la Biennale d’Art Contemporain qui démarre le 18 septembre dans un nouveau lieu, les anciennes usines Fagor Brandt de Gerland, le Festival Lumière avec la remise du Prix à Francis-Ford Coppola en octobre, l’exposition Picasso sur le thème des baigneuses au Musée des Beaux-Arts en mars, les Utopistes en mai à la Maison de la Danse, et le 15e anniversaire du Lyon BD Festival en juin. 

Loïc Graber a conclu en saluant «le renouvellement constant de notre éco-système culturel» et «les interactions» de plus en plus importantes qui permettent «des collaborations transdisciplinaires». Avant d’insister : «C’est incontestablement la marque de fabrique de la culture à Lyon. Un savoir-faire qui fait notre fierté».

Photo : Les Pockemon Crew