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Plateforme pour la culture / Lyon-région

Les poèmes de mars

30 auteurs invités, 40 événements dans une trentaine de lieux. Le Magnifique Printemps consacré à la poésie et à la francophonie se déroule du 9 au 24 mars.

Deux marraines pour cette édition 2019. Deux auteurs lyonnaises. Brigitte Giraud, d’abord. Elle a publié une dizaine de romans, récits et nouvelles dont «Un loup pour l’homme» aux éditions Flammarion. Un texte sur la guerre d’Algérie qui va être prochainement adapté au cinéma. L’autre marraine, Carine Hernandez, enseignante et écrivain, a parcouru le monde : Moyen Orient, Etats-Unis… Elle a notamment publié un recueil de poèmes, «Les idiomes de l’Ouest » et un roman, «La servante abyssine», portrait sans concession de la société saoudienne. Toutes les deux vont être présentes lors de lectures et tables rondes.
Pour les accompagner, une trentaine d’écrivains : Joël Bastard édité chez Gallimard avec notamment «Des lézards, des liqueurs», Jean-Baptiste Cabaud poète associé à la Bibliothèque Municipale de Lyon l’année dernière, Rémi Checchetto en résidence à l’Espace Pandora, le Marocain Mohammed El Amraoui, le Lyonnais Michel Ménassé, le Chinois Jidi Majia… Mais aussi Manolo, conteur, Amandine Wadre Puntous, illustratrice, Laetitia Shériff, musicienne, la Compagnie du Chien Jaune…
Le festival sera lancé officiellement le 9 mars lors de la Fête du Livre de Bron avec une table ronde réunissant trois poètes à l’Hippodrome de Parilly : Olivier Barbarant, Mariette Navarro et Jean-Pierre Siméon. En soirée, le Théâtre de l’Elysée accueillera Victor Dijoud, alias Kaffe Creme, qui accompagnera en musique des auteurs dont Katia Bouchoueva, une Russe installée à Grenoble. Egalement au programme, des lectures musicales, rencontres, performances, ateliers d’écriture, expositions… Comme «L’homme qui plantait des arbres», une pièce adaptée d’un texte de Jean Giono, présentée à la MJC du 8e. Ou une lecture croisée au Musée des Beaux-Arts entre Julien Delmaire et James Noël.
Le 15 mars, le prix Kowalski sera remis à Patrick Quillier pour son livre, «Voix éclatées (de 14 à 18)», qui retrace les horreurs commises pendant la première guerre mondiale.
En clôture, «La nuit du slam» le 23 mars. Avec notamment un tournoi entre 8 slameurs régionaux. Et une scène ouverte pour montrer la diversité de la création.
Une quarantaine d’événements, gratuits pour la plupart. Mais avec un même objectif : «Partager le plaisir des mots et faire entendre la voix des auteurs».
L’année dernière, le Magnifique Printemps avait réuni près de 12 000 spectateurs. «Ce n’est pas comparable à un festival de musique mais pour de la poésie, c’est plutôt pas mal», a conclu Thierry Renard, directeur artistique de cet événement.

Photo : Brigitte Giraud