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Plateforme pour la culture / Lyon-région

Du 13 au 21 octobre, la dixième édition du Festival Lumière programme la projection de 174 films en plus de 400 séances. Mais aussi des événements dont la remise du Prix à Jane Fonda, des débats et des rencontres.

Lumière, dixième !

«Tout le contraire de Cannes !», a lancé Thierry Frémaux ce jeudi matin en présentant son dixième Festival Lumière. Une phrase devenue rituelle pour celui qui est aussi le secrétaire général du Festival de Cannes.
Cinéma oblige, on a eu droit à un court-métrage pour célébrer cette décennie héroïque. Avec les figures marquantes, des séquences émouvantes, des petits phrases drôles et des images frappantes, notamment la Halle Tony Garnier archi-comble.
En pleine forme, toujours blagueur, il s’est félicité des 80 000 places déjà vendues avant même le lancement de cet événement. “La curiosité du public est intacte !”
Dix jours où le cinéma va régner en maître dans la ville qui a vu naitre les frères Lumière et leur invention qui va changer le monde du spectacle. Une soixantaine de salles ont été réquisitionnées. Des plus prestigieuses aux plus obscures.
Avant-premières, comme «Le Livre d’image» de Jean-Luc Godard et «The other side of the wind» film inachevé de Orson Welles, master class avec Liv Ullmann, Claude Lelouch, Peter Bogdanovich, Javier Bardem, des rétrospectives, le Marché International du Film Classique pour les professionnels, mais aussi des débats animés par Françoise Arnoul, Jean-Paul Rappeneau, Jerry Schatzberg, Douglas Trumbull. Et des expositions, des séances pour enfants ou des séances géantes à la Halle Tony Garnier, à l’Auditorium de Lyon ou au centre des Congrès, des copies restaurées… 
Avec un final très attendu, la remise du Prix Lumière à l’actrice, réalisatrice et productrice Jane Fonda qui succèdera à des figures du cinéma mondial comme Wong Kar-wai, Martin Scorsese, Pedro Almodóvar, Quentin Tarantino, Ken Loach, Milos Forman, Clint Eastwood…
Thierry Frémaux a profité de ce show pour annoncer qu’il voulait reconstruire les usines Lumière sur le terrain qu’elles occupaient pour en faire une cité du cinéma avec un musée, des salles de projection pour les films et d’exposition pour les photos, des archives… Projet qui sera confié à Renzo Piano l’architecte de la Cité Internationale. «Bien sûr on n’a pas de fric…», a-t-il précisé, dans un sourire. Ce qui laisse présager que «la quête» va bientôt commencer. Et qu’il ne lâchera pas !

Agathe Archambault