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Plateforme pour la culture / Lyon-région

Soirée Gospel dans cette vénérable salle lyonnaise. Avec l’Orchestre de Chambre de Lyon qui accompagnait Bridget Bazile.

Molière debout pour Bridget

«Désolé mais Brigdet a une extinction de voix…»
Tout a commencé par une blague du parrain de ce concert, Jean-Pierre Gagneux, directeur général du groupe 6ème Sens. Blague saluée par des sifflets déçus. Avant que la star surgisse des coulisses. Grand sourire, démarche chaloupée, en pleine forme !
Et pendant près de deux heures, elle va mettre le feu à cette vénérable salle Molière qui, sans aucun doute, se souviendra de cette soirée.
A ses cotés, l’Orchestre de Chambre de l’Université Lyon dirigé par Vincent Balse qui va lui aussi s’imposer au piano. Du rythme et de la finesse pour escorter la star, tout en tenant ses musiciens, ses violons notamment.
Impressionnante cette Bridget drapée de noir. S’éloignant et se rapprochant de son micro, jouant avec le public, l’oeil rieur. Toujours un oeil sur ses deux choristes qui la soutiennent dans ses délires.
Et on a eu droit à tout : Oh Happy Day, When The saints Go marchining In, Jericho, Sometines… De quoi soulever un public en apparence bien sage. Tout le monde s’est rapidement levé pour Brigdet, jeunes et moins jeunes, frappant dans leurs mains, dansant et chantant. Même Jacques Comby, le président de l’Université Lyon III à qui star a tendu le micro, ne s’est pas défilé !
Pour conclure par un Gloria superbe. Sous les ovations. Une sacrée voix, chaude et puissante. Et un souffle étonnant. Elle n’arrive plus à abandonner ses fans. Descendant dans la salle, promettant pouce en l’air une dernière. Imposante, nature. Plus à l’aise dans le lyrique mais stupéfiante quand même dans tous les registres. De la tradition au contemporain.
Originaire de Louisiane, soprano, Bridget Bazile a interprété les plus grands rôles lyriques, d’Handel à Mozart en passant par Verdi. En se produisant dans les plus grandes salles américaines, notamment le Carnegie Hall ou le Kennedy Center. Avant de s’imposer comme une figure du gospel et du spiritual. Ce qui méritait largement, mercredi soir, ce bel hommage de Molière !