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Plateforme pour la culture / Lyon-région

Stomp Un retour triomphal

28 ans qu’ils cartonnent partout dans le monde. Stomp a, une fois encore, assuré le show à la Maison de la Danse.

Boites d’allumettes, poubelles, tasses, sceaux, éviers, chariots, bouteilles, briquets, journaux, ballons de basket, bouées géantes, sacs, casseroles… Des dizaines d’objets du quotidien transformés en instruments de musique. 

Sur scène, huit artistes, danseurs et percussionnistes. Ils débarquent, les uns après les autres, balai à la main. Un grand black avec des dreads, un autre, cheveux en pétard, deux filles aux corps musclés… Premiers coups de balais et premiers sons amplifiés grâce à quelques micros posés au sol. Le rythme s’accélère. Les artistes tapent fort. Les poils des balais volent sur scène, certains manches en bois se fissurent. 

Puis place à la douceur. Des boites d’allumettes secouées. Puis des journaux froissés, des sacs triturés… Grand silence dans le public. 

Pendant 1h40, les Anglais vont réaliser une véritable performance. Ils courent, sautent, dansent. Pas de pause.

Ça pourrait être répétitif mais ça ne l’est jamais. A chaque numéro, ils se réinventent et surprennent. Comme avec ces zippos, briquets qu’ils font claquer et éclairent en rythme. Magnifique ! 

On va de surprise en surprise. Le moindre détail change un son. La longueur d’un tuyaux, un peu de sable jeté sur le sol… Et quand ils n’y a plus d’objets disponibles, c’est leurs corps qu’ils utilisent : mains, pieds, jambes…  

De véritables virtuoses. Coordination incroyable. Tout passe par un regard pour obtenir le timing parfait.

Pas étonnant que ce show cartonne depuis 28 ans. Sans parole, donc universel. Et beaucoup d’humour. Avec un personnage en salopette bleue, dans le rôle du clown contemporain, celui qui rate tout ce qu’il entreprend et dont on se moque gentiment. Chouchou du public. 

Autre point fort : un décor urbain, sorte de garage désaffecté où sont suspendus des panneaux routiers, enjoliveurs, pots d’échappement… Super terrain de jeu pour improviser un concert géant, suspendus dans les airs.   

Dix ans que Stomp n’était pas venu à la Maison de la Danse. Un retour très attendu, salué par une standing ovation largement méritée.