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Plateforme pour la culture / Lyon-région

Transbo Continuité ou nouveauté ?

Deux équipes sont en finale pour la reprise du Transbordeur. Avec deux projets assez différents. Décision attendue fin novembre.

La continuité ou la nouveauté ? C’est la question que devra trancher la Ville de Lyon, et notamment Loïc Graber, adjoint à la Culture, pour décider de l’avenir du Transbordeur. Deux candidats sont dans la dernière ligne droite pour remporter la délégation de service public qui débutera en juillet 2020. Avant que cette salle ne redevienne propriété de la Métropole, cinq ans plus tard. 

En attendant, les deux finalistes viennent d’être auditionnées. 

D’un côté, Transmission, les gestionnaires actuels, avec Eldorado, producteur lyonnais, et Alias, tourneur parisien. Mais aussi Vincent Carry des Nuits Sonores et Cyrille Bonin qui assure la direction du Transbo depuis dix ans. Une équipe rodée qui, après des débuts difficiles, semble rentabiliser cette structure depuis trois saisons. Satisfaite d’avoir réussi un «mélange des générations», la team Bonin reconnait quand même que la salle, située à la frontière de Lyon et Villeurbanne, aurait besoin d’être modernisée. Après avoir ouvert une troisième scène pour ses Summer Sessions, elle rêve de transformer le parking en jardin musical.

Face à eux, Hors bord, piloté par Harout Mekhsian. Un parcours atypique. Chercheur en neurophysiologie, il a été bénévole dans de nombreuses associations culturelles. En 2015, il se lance dans un grand projet à Rennes : transformer une ancienne boite de nuit en salle de musiques actuelles. Pari réussi avec un financement entièrement privé. De retour à Lyon, il cherche une friche pour réitérer l’opération. Mais décide finalement de se porter candidat à la reprise du Transbo. A ses côtés, Cartels, société parisienne spécialisée dans les grands concerts. Mais aussi des figures lyonnaises : Alain Garlan du collectif Frigo qui propose d’implanter ici les studios de Radio Bellevue. Yurplan, une jeune start-up spécialisée en billetterie. Et Coin Coin Productions qui proposera des formations via son entité Formassimo. Leur projet : «Créer la salle du futur». En trouvant un juste équilibre entre grosses productions et émergence locale. Car leur ambition est claire : «On doit devenir un lieu de production en offrant les moyens aux artistes émergents d’exister». Répétions en conditions réelles, résidences… Et ouverture plus large du lieu, notamment en journée, pour accueillir des professionnels, des artistes… 

Alors, continuité ou nouveauté ? Le maire de Lyon, qui tranchera après avis du jury chargé d’analyser ces deux candidatures, va-t-il oser jouer la carte du changement ? Alors qu’un autre appel d’offre musique va bientôt se présenter : la reprise de la Halle Tony Garnier. 

Verdict fin novembre.