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Plateforme pour la culture / Lyon-région

Un Karavel très fraternel

Mourad Merzouki et son équipe ont présenté ce mercredi matin Karavel qui se déroulera en octobre à Bron et dans l’agglomération lyonnaise. En partenariat avec Kalypso à Paris. Ce qui en fera le premier festival hip-hop en Europe.

«Grâce à toi, Mourad, ça danse à Bron !»

En quelques mots, Jean-Michel Longueval, le maire de cette ville, a renouvelé son soutien à Mourad Merzouki, mercredi matin, en soulignant que, désormais, une vingtaine de communes de l’agglomération ont embarqué dans ce Karavel. De Limonest à Vaulx-en-Velin en passant par Caluire. Une belle dynamique pour un festival qui, pour la deuxième année consécutive, est associé à un autre festival prestigieux Kalypso à Paris. 

Dans l’agglomération lyonnaise, 38 représentations sont programmées entre le 9 octobre et le 3 novembre prochain. Avec 37 compagnies qui vont se produire dans 21 salles, à Pôle en Scènes bien sur, mais aussi au Radiant, au Toboggan, à l’Université Lumière…

En vedette cette année, pour souligner ce jumelage Lyon-Paris, deux danseurs, les Gamal, des frères jumeaux qui ont ouvert en vidéo cette présentation. Et qui l’ont conclu, en vrai, avec une petite démonstration magistrale pour annoncer leur première création, «Flux Sanguins» qui joue de leurs ressemblances et leurs différences. De quoi logiquement figurer sur l’affiche de cette édition.

En duo avec sa fidèle Rose Da Cunha, Mourad Merzouki a souligné les moments forts de ce festival. Un autre duo d’abord, John Degois et François Lamargot pour une carte blanche. Un sacré parcours, «de la battle à la scène». Du hip-hop d’abord mais «inclassable». Ils cassent les codes en associant numérique, humour… 

Pour la soirée de lancement, encore un duo de chorégraphes, Marion Blanchot et Johnson pour «100 profils» qui réunira une centaine de danseurs amateurs. En proposant une démarche : «Sortir des studios pour descendre dans la rue». Spectacle unique conçu pour cet événement.

Egalement, «Boys don’t Cry» d’Hervé Bouby, un habitué du festival, qui a travaillé à partir d’un texte de Chantal Thomas, autour d’un match de foot. Avec sept interprètes venus de tous les pays, notamment Algérie et Maroc mais aussi Israel, qui associent sensibilité et puissance. «Un prétexte pour une déclaration d’amour». 

«L’habit ne fait pas le moine» va démontrer une fois de plus le très imaginatif Hafid Sour avec son «Costard» aux sonorités arabes-andalouses. Alors qu’Aurélien Kairo, «comédien et magicien», proposera une «Petite Fleur» en solo, mis en scène par un ancien Deschiens. «La danse c’est aussi un travail d’auteur», dit cet amoureux de Brel qui se sent «aussi homme de théâtre». 

En clôture, «ambiance survoltée» entre «battle et création»  pour les Hip-Hop Games inventés et arbitrés par  le chorégraphe lillois, Romuald Brizolier, venu également présenter son spectacle : «Un jeu inspiré de l’improvisation théâtrale». Alors que Mourad ajoute : «On retrouve l’esprit de la compétition». 

Bref, un Karavel prometteur où tous ces artistes vont «partager leur passion pour la danse», a conclu Mourad Merzouki. Avant de laisser la place aux jumeaux. Un beau symbole pour cet événement très fraternel. 

Photo : les Gamal ont présenté un extrait de leur spectacle