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Plateforme pour la culture / Lyon-région

Un Karavel très fraternel

La 13e édition de Karavel démarre ce mercredi 9 octobre avec un show gratuit devant l’Espace Albert Camus à Bron. Tour d’horizon de la programmation.

38 représentations, 37 compagnies qui vont se produire dans 21 salles, à Pôle en Scènes bien sur, mais aussi au Radiant, au Toboggan, à l’Université Lumière… Cette année, Karavel s’associe à Kalypso qui se déroule à Paris et devient ainsi le premier festival hip-hop en Europe.

En vedette cette année, pour souligner ce jumelage Lyon-Paris, deux danseurs, les Gamal, des jumeaux qui vont présenter leur première création, «Flux Sanguins» qui joue de leurs ressemblances et leurs différences. De quoi logiquement figurer sur l’affiche de cette édition.

Autre duo au programme : John Degois et François Lamargot pour une carte blanche. Un sacré parcours, «de la battle à la scène». Du hip-hop d’abord mais qui casse les codes en associant numérique, humour… 

Pour la soirée de lancement, encore un duo de chorégraphes, Marion Blanchot et Johnson pour «100 profils» qui réunira une centaine de danseurs amateurs. En proposant une démarche : «Sortir des studios pour descendre dans la rue». Spectacle unique conçu pour cet événement.

Egalement, «Boys don’t Cry» d’Hervé Bouby, un habitué du festival, qui a travaillé à partir d’un texte de Chantal Thomas, autour d’un match de foot. Avec sept interprètes venus de tous les pays, notamment Algérie et Maroc mais aussi Israel, qui associent sensibilité et puissance. «Un prétexte pour une déclaration d’amour», souligne Mourad Merzouki, directeur de Karavel. 

«L’habit ne fait pas le moine» va démontrer une fois de plus le très imaginatif Hafid Sour avec son «Costard» aux sonorités arabes-andalouses. Alors qu’Aurélien Kairo, «comédien et magicien», proposera une «Petite Fleur» en solo, mis en scène par un ancien Deschiens. «La danse c’est aussi un travail d’auteur», dit cet amoureux de Brel qui se sent «aussi homme de théâtre». 

En clôture, «ambiance survoltée» entre «battle et création» pour les Hip-Hop Games inventés et arbitrés par le chorégraphe lillois, Romuald Brizolier, venu également présenter son spectacle : «Un jeu inspiré de l’improvisation théâtrale». 

Bref, un Karavel prometteur où tous ces artistes vont partager leur passion pour la danse.

Photo : les Gamal