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Un tournant pour Vienne

Le Théâtre de Vienne vient de dévoiler sa programmation. 36 spectacles avec une ouverture sur la musique et la danse.

36 spectacles et 95 levers de rideau. Michel Belletante, le directeur du Théâtre de Vienne, vient de présenter sa troisième saison. Avec plusieurs nouveautés, notamment des dimanches musicaux. Un cycle qui va s’ouvrir avec la violoncelliste franco-américaine Sonia Wieder-Atherton le 1er décembre. Suivi de Philippe Nesme et Max Forte qui reprennent quelques «compositions macabres» de Franz Liszt. Mais aussi les pianistes Rémi Geniet et Vincent Leterme, le baryton Lionel Peintre… 

Autre nouveauté pour le Théâtre de Vienne qui renoue cette saison avec la danse. Une reprise en douceur avec deux spectacles. «Et Juliette» de la compagnie Didascalie où Marion Lévy se glisse dans la peau de la jeune héroïne abandonnée par son Roméo. Et «Bounce» qui évoque de façon joyeuse les échecs de chacun. Une chorégraphie signée Thomas Guerry et Camille Rocailleux. 

De nombreux seuls en scène aussi, avec pas mal de stars. Comme «Vous n’aurez pas ma haine». Un texte signé Antoine Leiris, journaliste qui a perdu sa femme lors des attentats du Bataclan. Texte poignant interprété par Raphaël Personnaz. Mais également «Je parle à un homme qui ne tient pas en place», échanges pendant trente jours entre le comédien Jacques Gamblin et le navigateur Thomas Coville lors de son tour du monde à la voile. Dans un autre style, «Moi papa», une pièce drôle d’Arthur Jugnot sur la paternité. Et «L’effort d’être spectateur», une conférence-spectacle où Pierre Notte redonne une place centrale au public. 

Michel Belletante poursuit également hommage aux grands auteurs de théâtre. Cette année, Shakespeare avec cinq pièces dont «Othello» et «Le songe d’une nuit d’été». 

Une programmation ambitieuse pour le Théâtre de Vienne qui a accueilli 18 000 spectateurs la saison précédente. Soit une hausse de près de 30% ! Pari réussi pour Michel Belletante qui compte bien confirmer cette dynamique. 

Photo : «Le songe d’une nuit d’été»