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Plateforme pour la culture / Lyon-région

Une formidable cohue

Quatre jours étourdissants pour les Nuits Sonores qui ont profité de ce grand week-end de l’Ascension pour proposer un événement très ouvert mais toujours très festif.

Le décor d’abord, superbe. Les anciennes usines Fagor-Brandt, un immense complexe avec quatre scènes, quatre bars, des food trucks, et même un espace pour recharger son téléphone portable. De quoi assurer, sur les réseaux sociaux, la promotion de l’événement ! 

Des dizaines de milliers de jeunes et moins jeunes ont défilé dans cette friche industrielle pour partager leur amour de la musique électronique. Avec le renfort de quelques stimulants colorés ! Sans oublier la bière, pas loin du tsunami…  

Un site habillé simplement par un jeu de lumière, néons colorés à l’extérieur, projecteurs à l’extérieur. 

Des murs délavés et charpentes métalliques en décalage avec le côté futuriste de la scénographie. De quoi galvaniser cette formidable cohue !

En guest-star, Model500, le groupe de Juan Atkins un des parrains de la techno, et I Hate Models, du jeune français, qui se sont partagés le hall 2 au cours de la première nuit de mercredi. Des sonorités industrielles et un tempo très rapide. Public déchaîné. Le closing réalisé par l’Australien Mall Grab dans un registre différent a, lui aussi, été un succès. Il a enchaîné ses tubes comme «Can’t Get» ou «Pool Party Music», des samples funky qui ont fait bouger le public, «électrocuté» jusqu’à la fermeture, aux aurores. 

Changement d’ambiance pour la dernière nuit, samedi, avec sur la scène 1 Charlotte Gainsbourg, venue interpréter son album «Rest», composé et écrit en partie par SebastiAn et les Daft Punk. Après Laurent Garnier la veille, c’est un autre habitué des Nuits Sonores qui a fait voyager le public en compagnie du batteur Tony Allen avec leur album «Tomorrow Comes The Harvest», très jazzy. 

Et superbe final avec le dj set de Jenifer Cardini et la jeune mexicaine Lokier. Une atmosphère sombre avec des percussions très puissantes. Histoire de conclure ces quatre nuits en beauté. Avec une rumeur persistante, le record des 140 000 réalisé l’année dernière est battu ! A confirmer bien sûr.

Benoit Bouby