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«Une saison riche d’amour»

28 spectacles dont 10 créations et 9 concerts. Le directeur du Théâtre de la Renaissance, Gérard Lecointe, a présenté ce mardi matin sa programmation 2019/20. En insistant sur une comédie musicale qu’il va créer avec Jean Lacornerie.

«Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour préparer cette conférence de presse». Gérard Lecointe, le directeur du Théâtre de la Renaissance, est en pleine création. Avec Jean Lacornerie directeur du Théâtre de la Croix-Rousse, ils préparent une nouvelle comédie musicale, «The pajama game». Créée en 1954 à Broadway, cette pièce, adaptée au cinéma, raconte un conflit social dans une usine de pyjamas au fin fond de l’Iowa. Gérard Lecointe est en train de réécrire intégralement la partition pendant que Jean Lacornerie s’occupe de la mise en scène. «Vous aurez, en plus, le plaisir de me revoir jouer puisque je retourne à mes percussions» a-t-il annoncé, passionné et impatient. A découvrir en décembre. 

Il a ensuite détaillé sa programmation 2019/20. «Une saison riche d’amour», a-t-il précisé. 28 spectacles dont dix créations soutenues par la Renaissance. Comme «Trois femmes» de Catherine Anne. Trois générations confrontées à la violence du monde. Avec Catherine Hiegel dans le rôle principal. Mais aussi «Une femme sous influence» de Maud Lefebvre, artiste associée, qui adapte le film de John Cassavetes sorti en 1974. Autre création : «Gretel et Hänsel» mis en scène par Samuel Achache. Avec l’orchestre, la maitrise et les solistes du studio de l’Opéra de Lyon. Deux créations aussi d’Antoine Arnera, deuxième artiste associé. «Micro cosmos», un récital de piano, extraits des oeuvres de Ligeti. Et «Tourniquet», théâtre musical avec Marie Nachury, qui met en scène le quotidien d’un homme névrotique. A signaler également : «Thélonius et Lola», spectacle pour enfants de Zabou Breitman. Une petite fille qui rencontre un chien chanteur. Et «Un fil à la patte» de Georges Feydeau mis en scène par Gilles Chabrier du Collectif 7 basé à Saint-Etienne. Un vaudeville où un homme tente de se débarrasser de sa maitresse à l’approche de son mariage avec une riche héritière. 

Depuis son arrivée, il y a cinq ans à Oullins, Gérard Lecointe a réussi un autre pari : développer les concerts dans son théâtre. «Au départ on m’a pris pour un fou mais finalement, le public adhère». Neuf concerts sont donc programmés cette saison, dont plusieurs en partenariats avec le Rhino Jazz, la Biennale des Musiques Exploratoires et l’Auditorium. L’occasion d’accueillir Franck Tortiller, «un des meilleurs jazzman français actuel», pour un hommage à Frank Zappa. Mais aussi le jeune saxophoniste Emile Parisien, l’ensemble Céladon et Kyrie Kristmanson qui croisent musique baroque et québécoise, Noémie Boutin qui interprète Benjamin Britten accompagné par un choeur d’enfants…  

Gérard Lecointe a aussi révélé deux coups de coeur : «Vous qui savez ce qu’est l’amour», une reprise des «Noces de Figaro» version guitare électrique. «Un spectacle merveilleux et virtuose». Et «Je m’en vais mais l’état demeure» de Hugues Duchêne, auteur et metteur en scène remarqué de seulement 27 ans (photo). Une pièce qui a été présentée à Avignon puis à la Scala de Paris. Performance de quatre heures reprenant l’actualité politique de 2016 jusqu’au jour de la représentation. Avec six acteurs issus de la Comédie Française qui interprètent Emmanuel Macron, François Hollande, Eric Dupond-Moretti dans le procès Merah… «Un spectacle à l’intelligence remarquable qui réussi à faire rire sans dénigrer la politique». Rare.