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Plateforme pour la culture / Lyon-région

Adrien Cornaggia présente un spectacle poignant sur les angoisses des enfants. A découvrir aux Clochards Célestes.

Vadim, un enfant à la dérive

Pendant quatre jours, le Festival En Acte(s) fait découvrir au public dix textes contemporains. Le but du jeu : écrire, mettre en scène et répéter en moins d’un mois. Pas de scénographie, pas de jeux de lumières ni même de costumes. Parmi les spectacles présentés : «Vadim à la dérive», écrit par Adrien Cornaggia qui s’est intéressé aux angoisses des enfants. 
Sur scène, une simple table, dressée pour l’anniversaire du petit Vadim et quelques ballons de baudruches. La salle est plongée dans le noir. Quelques accords de guitare. Le public est bercé par «Une chanson douce». Tous les membres de la famille sont présents : Missy, la soeur de Vadim, accompagnée de son petit ami, Enzo. Un beau-frère trop cool, passionné d’Egypte comme lui. Il y a aussi les parents de Vadim, Nadia et Costa. Son père s’occupe des préparatifs de la fête d’anniversaire. Sa mère, enceinte de son troisième enfant, est fatiguée. Il y a également tonton Jeff. Brancardier, il vient de se faire licencier et en veut à la terre entière. Vadim ne comprend pas tout. Mais entend des mots qui l’angoissent : terrorisme, chômage, migration… 
Vadim, on ne le verra jamais durant ce spectacle, il est parti joué chez ses voisins. On comprend quand même que, face aux blabla des adultes, il a peur. Peur de la vie. Peur de l’avenir. Vadim, c’est un peu l’enfant qui sommeille en chacun d’entre nous. Un enfant qui ne souhaite qu’une chose comme cadeau d’anniversaire : qu’on l’écoute et qu’on le comprenne. Une confession poignante.

«Vadim à la dérive», d’Adrien Cornaggia, mise en scène par Louise Vignaud. Avec : Charlotte Fermand, Thomas Guéné, Amine Kidia, Sven Narbonne et Marion Petit‑Pauby. Au Théâtre des Clochards Célestes

Sarah Debono